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La gestion parasitaire, un travail d’enquête

Conférencier Harold Leavey

Intervention Samedi 3 décembre   à 8 h 15

Harold Leavey est une figure de proue en extermination au Québec. Dans cette conférence, il montre comment pratiquer notre métier et de cesser de penser en « exterminateur » mais plutôt en mettant en place une approche scientifique.

Lors de cette conférence, vous serez amené à analyser une situation et à rechercher les causes d’une infestation :

  • faire le point sur les mesures correctives et préventives à mettre en place
  • informer les clients et les résidents du déroulement de l’intervention et de ses limites
  • expliquer le besoin d’une collaboration avec le client
conférence aqgp
Mr Harold Leavey présente sa conférence au congres de l’AQGP

La gestion parasitaire une démarche 

Je ne vais pas vous parler d’insecte, de blatte, de souris, de rat, et surtout pas d’extermination.

Je veux vous parler de gestion parasitaire, d’analyse d’une situation d’infestation, de recherche de la cause et de l’attitude professionnelle à adopter face à un client en difficulté.

mais commençons par faire un point sur mon cursus professionnel :

En 1982 j’étais président de l’association exterminateur au Québec. J’étais un exterminateur – un tueur à gages – avec une mauvaise image aux yeux des clients. Notre devise était : « Nous tuons pour vivre ».

Voici d’ailleurs une anecdote qui m’est arrivée: une personne ne m’a pas ouvert la porte quand je lui ai crié « Je suis l’exterminator ».

Il faut effacer cette image d’exterminateur avec sa valise et son masque à gaz.

Aujourd’hui, je suis membre de l’association québécoise de la gestion parasitaire (AQGP), et je suis considéré comme un  expert de la gestion parasitaire, qui inspire confiance et respect des clients.

C’est un véritable fossé qui sépare ces deux images de ce monde professionnel. Il fallait changer cette idée, cette mauvaise image car la perception du client est importante.

La mutation de la gestion parasitaire ?

On devient des experts qui analysent la situation dans son ensemble et qui essaient de comprendre la source de l’infestation. Notre objectif est de mettre en place des mesures professionnelles efficaces et qui durent dans le temps.

Bien entendu, vous avez la possibilité de vous former en entreprise : les méthodes classiques d’extermination, les traitements homologués, les normes…

Mais le métier va beaucoup plus loin.

Pour devenir expert, il faut aussi aller chercher l’information ailleurs. Connaitre les insectes et les rongeurs envahisseurs, leur mode de vie, leurs habitudes… Et avec l’accès à Internet, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas trouver les informations.

Nous devons appliquer des méthodes scientifiques

Prenons par exemple un cas d’infestation de mouches vertes

C’est fini l’époque où on arrivait avec sa petite valise avec écrit dans le dos « Exterminateur », on tapait à la porte et on aspergeait de produits insecticides.

Aujourd’hui, l’expert est un véritable détective scientifique.

Le spécialiste en gestion parasitaire va essayer de comprendre pourquoi il y a des mouches vertes ? Il va trouver la source : des saletés amoncelées dans un coin, de la viande pourrie sous un meuble, un rat mort dans une canalisation, une litière de chat non vidée…

  • chercher la cause,
  • analyser le style de vie de l’insecte,
  • depuis quand l’infestation dure,
  • comment se développe la larve, à quelle température…

Vous devez être un expert dans ce domaine et toutes ces informations sont à connaître. On peut utiliser ces informations pour savoir comment éliminer la mouche. C’est ce qui fait la différence entre un bon ou un mauvais professionnel.

Mais attention, pour chercher la cause et comprendre l’ensemble du problème, vous ne pouvez arriver à rien sans impliquer le client. Dans ce cas, il faut une totale confiance avec le client. Le dialogue et la communication sont des points clés pour trouver une bonne solution.

Rechercher l’information, la gérer et analyser le problème :

c’est la procédure d’un spécialiste en gestion parasitaire.

Prenons un autre exemple : Les punaises de lit

D’abord, il faut identifier si l’insecte est bien une punaise de lit. Les piqûres ne sont pas des éléments suffisants. Il faut rechercher les excréments, les œufs, les traces de sang dans le lit…

Il faut parler avec le client en toute transparence, lui faire comprendre les bons gestes à avoir, lui donner des conseils et lui dire les causes de l’infestation de punaises de lit : un déménagement, un voyage à l’étranger, un séjour dans un hôtel, l’achat d’un meuble d’occasion… Le but: bien informer les gens

Traiter une maison est plus facile que traiter un bloc d’appartements ou des bureaux. Le va-et-vient des personnes, la promiscuité sont des facteurs aggravants.

Il est difficile de traiter l’ensemble sauf si on fait comprendre le problème à toutes les personnes contaminées. Cela fait partie du métier de l’expert antiparasitaire grâce à un protocole intelligent et un programme de lutte intégrée.

Imposer un esprit professionnel

Le fondement de la gestion parasitaire est de chercher la cause et d’intégrer le client dans le processus de traitement.

Il faut aussi rassurer et calmer le désespoir des personnes dans certains cas d’invasion dramatiques.

La gestion parasitaire est un travail complexe mais un travail très intéressant, car tous les jours vous êtes confrontés à de nouvelles expériences, de nouvelles situations.

Voir les autres conférences de l’AQGP 2016

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